L’Hôtel de Ville de Vielsalm a enfin sa nouvelle aile et l’ensemble est opérationnel depuis peu. C’est une réalisation dont tous les mandataires et agents communaux sont fiers !
Et je suis particulièrement fier de voir aboutir un beau projet dont le dossier technique et administratif (avec les subsides à la clef) a été finalisé lorsque j’étais bourgmestre avec, à mes côtés, comme échevins, Stéphanie Heyden, Ovide Mathieu, Dominique Offergeld et Raymond Lemaire (échevin des travaux !).
« Notre maison » comme l’appelait mon concitoyen Charles Legros lorsqu’il publiait chaque semaine dans l’Annonce de Vielsalm, une photo illustrant la progression des travaux, est une belle réussite sur le plan esthétique (Marc Piraux en est l’architecte !) et sur le plan fonctionnel. Les agents administratifs et les citoyens y trouveront leur compte …
Sur ma proposition, une journée « portes ouvertes » sera organisée en septembre 2009. C’était bien la moindre des choses que d’inviter Philippe Courard pour une inauguration officielle, avant des changements ministériels (non pas que je craignais sa disparition comme ministre mais ... il ne sera peut-être plus ministre des pouvoirs locaux et c’est à ce titre qu’il était présent à Vielsalm ce 25 mai, invité par Elie Deblire et moi-même !!!!).
(Monsieur Pierre Gatez a offert à la Commune une oeuvre personnelle sur schiste représentant les saumons du blason communal ...)
(Anne-Catherine Paquay, une secrétaire communale qui a, bien sûr, tenu des propos sérieux et positifs à l’égard du personnel mais qui a aussi déridé son auditoire …)
(Une petite réception bien agréable après la partie officielle ...)
(Merci à Anne Colson à qui l’on doit une partie du reportage photographique ...)
Je pensais avoir vécu ma dernière séance parlementaire de député wallon, le jeudi 30 mai. Didier Donfut et ses contrats d’expert cumulés avec son mandat de ministre en ont voulu autrement.
La séance plénière de ce jour était consacrée aux suites de cette affaire et de la démission de l’ex-ministre. Le Ministre-Président a donné le point de vue du Gouvernement. Outre l’interdiction de cumuls qui a fait l’objet d’une circulaire du Ministre-Président, un audit sur la pratique des contrats de consultance sera réalisé et des règles seront préparées pour la prochaine législature.
Rudy Demotte a dit toute sa colère devant le comportement de Didier Donfut en dénonçant notamment les revenus dont il a bénéficié en-dehors de sa charge ministérielle.
Les différents groupes se sont exprimés. Eliane Tillieux et Joëlle Kapompolé l’ont fait – de belle manière - au nom du groupe PS.
Joëlle Kapompolé a exprimé avec sobriété et une belle hauteur de vues la position des députés PS :
« Je ne suis pas là pour défendre l’indéfendable. Chacun doit balayer devant sa porte, selon sa conscience. Mais pas d’auto-flagellation : le parti socialiste ne se résume pas aux excès de certains ! Les hommes et les femmes politiques passent, les idées et les valeurs restent. En ces temps de crise économique et financière, il faut trouver des solutions pour les problèmes des gens. C’est notre idéal et cela le restera ! ».

(Joëlle Kapompolé, députée socialiste de Mons, a fait une courte mais belle intervention !)
C’est vrai que des milliers de mandataires et de militants socialistes ne se reconnaissent pas dans les agissements de quelques-uns.
C’est vrai aussi que, s’il appartient au PS de balayer encore devant sa porte, les autres partis ont de bonnes raisons de le faire aussi.
Et nous voulons aussi la clarté sur les contrats de consultance et d’expertise conclus par les intercommunales, sur les relations économiques et financières que des mandataires publics ont avec des sociétés privées via des contrats de consultance ou leur présence dans des conseils d’administration de sociétés. Mais quand on ouvre la boite de pandore, on risque de se trouver devant des surprises et des choix désagréables …
Dans certaines intercommunales, des cadres supérieurs gagnent plus que des ministres ! Aucune raison objective à cela ! Mais où s’arrêter ???
Et dans un passé pas tellement éloigné, un ministre libéral sortant de charge et qui avait l’économie dans ses attributions, serait devenu consultant (avec ou sans honoraires) d’une importante société bénéficiant d’aides de la Région wallonne (comme la plupart des sociétés) . . . Est-ce normal ?
Réunion en urgence de la Commission des Affaires générales …
La Commission des Affaires générales s’est réunie en urgence pour examiner une proposition de résolution du MR, lequel estimait qu’une commission parlementaire devait approfondir le dossier Donfut, examiner le contrat de consultance et la réalité des prestations, voir s’il y avait eu appel d’offres et déterminer les responsabilités …
On connaît l’essentiel du dossier. La presse nous en a dit assez. La proposition du MR était cousue de fil blanc. Il s’agissait pour lui ni plus ni moins d’exploiter à des fins purement partisanes, en pleine campagne électorale, des séances de commission parlementaire qui auraient été consacrées à une problématique et à une situation dont les tenants et aboutissants sont bien connus !
Sans nier les fautes ni les responsabilités, était-ce le moment de polluer une campagne électorale où le débat d’idées fait parfois cruellement défaut ?
Finalement, la majorité a déposé un amendement faisant un sort à la proposition du MR et lançant une réflexion générale sur la bonne gouvernance, les incompatibilités et les conflits d’intérêts. Non sans que le chef de groupe PS Maurice Bayenet ait rappelé qu’il avait fait des propositions sur l’éthique, les incompatibilités et les cumuls de rémunérations et mandats publics et privés, dont le MR n’avait pas voulu !
On s’est ensuite réunis en séance plénière pour voter l’amendement (avec l’abstention de l’opposition) déjà adopté en séance de commission.
N’oublions pas les initiatives de Philippe Courard !
Il y a donc encore du travail à faire ! Et pourtant, ce n’est pas faute pour le Gouvernement et Philippe Courard en particulier, d’avoir pris des initiatives et fait voter des textes par le Parlement au terme de longues séances de commission animées de palabres en tous sens. Avec des résultats significatifs : réduction drastique du nombre d’intercommunales, limitation du cumul des mandats et des rémunérations, transparence de la gestion etc. Pas encore assez ? Sans doute … même si l’éthique et la morale ne sont pas solubles dans la règle de droit !
Les contrats de consultance et d’expertise des intercommunales, les recrutements et promotions …
Rien de nouveau sous le soleil … Dans certaines intercommunales, les contrats d’expertise et de consultance sont parfois compris dans les « mandats » à répartir. Dans telle intercommunale de distribution d’énergie et sans que la personne ait nécessairement toute l’expertise voulue, c’est un MR qui en bénéficie, dans telle autre, un Cdh et dans telle autre, un PS.
Certes, le montage via une société, comme c’était le cas pour Didier Donfut, accroît l’opacité des choses.
Mais comment le MR peut-il crier à l’égorgé et donner des leçons aujourd’hui quand il a pleinement participé à de telles pratiques ? Et Ecolo les a cautionnées dans certaines intercommunales et lorsqu’il était dans le Gouvernement, sous la précédente législature !
De telles situations sont un héritage du passé … et de pratiques politiques qui ont marqué notamment la haute fonction publique wallonne (pour ne parler que d’elle) au cours de ces 25 dernières années. Qu’on se rappelle l’opération « SDRW » de 1983, les nominations via le fameux article 18 du statut des agents de l’Etat en 1983 et en 1985 sous l’Exécutif tripartite MR – PSC – PS, les accords de nomination et de promotion sous le Gouvernement MR – Cdh entre 1985 et 1989, les nouveaux accords sous les gouvernements PS – Cdh qui ont suivi et entre 1999 et 2004, sous le Gouvernement MR – PS – Ecolo !!!
Heureusement, bien des personnes de qualité ont été nommées à des fonctions dirigeantes au sein de divers organismes publics ou promues dans les ministères wallons au cours de ces années passées ! Et on ne peut qu’apprécier les règles adoptées par le Gouvernement à l’initiative de Philippe Courard et tendant à objectiver les recrutements et promotions, tout en laissant une marge d’appréciation au Gouvernement !
Les temps changent … Des exigences légitimes de transparence et de comportement éthique interpellent le monde politique. C’est une bonne chose.
Les excès de quelques-uns, les manœuvres politiciennes d’autres et des débats médiocres comme ceux auxquels j’ai participé en séance de la Commission des Affaires générales, ne tirent malheureusement pas l’institution parlementaire vers le haut.
Heureusement, l’essentiel du travail des parlementaires wallons n ’est pas là !
Mais à force de vouloir laver plus blanc que blanc, prenons garde de ne pas alimenter un poujadisme qui ne demande qu’à se répandre …
Pour ma part, quand je pense aux travaux parlementaires auxquels j’ai assisté ou participé, je suis fier d’avoir fait partie d’un Parlement wallon qui a – aussi – fait du bon boulot et qui a plus que jamais, sa raison d’être !