Médecine générale en zone rurale
Parlement wallon
Séance plénière du 19 novembre 2008
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Projet de décret relatif aux associations de santé intégrée et proposition de résolution sur la médecine générale en zone rurale
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Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Chers collègues,
Je voudrais dire quelques mots à la suite de l’intervention de ma collègue Françoise Fassiaux dont je partage les propos, faut-il le dire.
D’abord, je me réjouis, Monsieur le Ministre, de vous voir soutenir le développement des associations de santé intégrée. En relisant le rapport de commission, j’ai pu constater que des amendements favorisant, d’une part, les zones rurales et, d’autre part, l’accessibilité des personnes les plus défavorisées aux associations de santé intégrée, nos maisons médicales, ont pu être adoptés avec votre soutien.
J’ai toujours estimé que l’option ainsi défendue était très porteuse pour le développement d’une médecine de proximité axée davantage sur le travail en équipe et en réseau. Une telle médecine de proximité est notamment importante pour les personnes les plus défavorisées, mais pas seulement pour elles.
Je souhaite évoquer également la proposition de résolution déposée à l’initiative de mon collègue Dimitri Fourny et dont Françoise Fassiaux et moi-même sommes cosignataires. J’en partage évidemment les développements et les propositions.
Bien sûr, un débat sur la médecine générale en zone rurale nous fait déborder nécessairement sur des compétences de la Communauté française, du Fédéral et même du Conseil de l’ordre des médecins.
Ce débat ne peut évidemment pas se limiter à mettre en cause le numerus clausus, ne serait-ce que parce que bon nombre de médecins disposant d’un numéro INAMI ne pratiquent pas.
D’autres questions se posent :
- comment l’université valorise-t-elle la médecine générale ? Pourquoi si peu de médecins, au terme de leurs études, se tournent-ils vers la médecine générale ?
- dans certaines zones rurales, faut-il nécessairement plus de médecins généralistes ou faut-il plutôt leur offrir de meilleures conditions de travail et, en particulier, résoudre autant que faire se peut, le problème des gardes de nuit ?
Je n’ignore pas, bien entendu, les initiatives prises en faveur de la médecine générale, au niveau fédéral, par le Ministre Rudy Demotte, vous-même et, à présent, la Ministre Laurette Onkelinx.
Il reste que la solution au problème qui nous occupe aujourd’hui passe nécessairement aussi par une réévaluation et une véritable intégration des interventions des acteurs de terrain, sans oublier les hôpitaux et leur service d’urgence.
La prise en charge de l’urgence dans certaines zones rurales, entre 22h et 07h ne peut pas, ne peut plus reposer sur les seuls médecins généralistes. Il faut envisager à cet égard la mise au point d’une régulation médicale et un véritable travail en réseau.
Je ne doute pas, Monsieur le Ministre, que vous serez attentif à mes réflexions et que vous les porterez là où il le faut. Je vous remercie de votre bonne attention.
Jacques Gennen
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