2008 peut être une bonne année institutionnelle. Il y a une chance à saisir si, sans aucun tabou ni aucune exclusive, les francophones défendent un nouveau paysage institutionnel qui donne des assises solides, cohérentes et larges aux régions tout en confirmant ou garantissant, au niveau de l’Etat fédéral, un socle minimum de mécanismes de solidarité fiscale et sociale. Le statu quo n’est plus de mise …
Et surtout, ne parlons pas de "refédéraliser" la protection de la jeunesse ou la prévention de la santé, comme l’a évoqué D. Reynders, il y a quelques jours !
Aux francophones, bien entendu, comme je le soulignais dans ma chronique du 15 décembre 2007, de se donner, via la Communauté française Wallonie – Bruxelles, une coupole efficace de coopération et d’action commune.
Sans surestimer nos moyens et nos ressources (la conjoncture économique actuelle doit nous inciter à la prudence) mais aussi sans sous-estimer nos capacités et notre potentiel économique !
Sans doute ne faut-il pas, si possible, brûler les étapes ! Sans doute aussi faudrait-il bouster davantage le plan Marshall ! Comme je l’ai souligné lors d’une réunion de la Commission du budget, il serait utile de faire, au niveau de nos outils financiers publics, l’inventaire de nos moyens d’action inutilisés sans perdre de vue que la relance, c’est aussi une question de partenariat public – privé dans lequel chacun apporte sa part …
Bien sûr, il y a encore du boulot à faire pour rationaliser les niveaux de décision tant à Bruxelles qu’en Wallonie ! Et dans les années à venir, ne faudra-t-il pas en finir avec nos différents réseaux d’enseignement et se donner de nouveaux moyens d’action au travers d’un réseau unique et pluraliste ? Bon, on peut rêver, non ?
La Comté, septembre 2009
